Vérification du chariot élévateur

VGP Chariot Élévateur 2026 : Obligations, Fréquence et Qui Peut la Réaliser ?

17 janvier 2025

La VGP (Vérification Générale Périodique) d’un chariot élévateur est une obligation légale imposée par le Code du travail, à réaliser tous les 6 mois minimum. Tout chef d’établissement est responsable de sa bonne application, sous peine de sanctions en cas d’accident. Ce guide complet vous explique les différents types de contrôles obligatoires, leur contenu, qui peut les réaliser, et comment votre entreprise peut gagner en autonomie grâce à la formation.

Type de vérificationQuand ?Contenu principal
Mise en serviceAvant la 1ère utilisationExamen d’adéquation ± épreuves statique (125 % CMU) et dynamique (110 % CMU)
Remise en serviceAprès inactivité prolongée ou réparation importanteAdéquation + épreuves statique & dynamique + examen état de conservation
VGPTous les 6 mois minimumÉtat de conservation, dispositifs de sécurité, essais de fonctionnement

Les catégories de contrôles obligatoires pour un chariot élévateur

Conformément au Code du travail, les chariots élévateurs sont considérés comme des équipements de travail destinés à la manutention et au levage de charges. Selon l’arrêté du 1er mars 2004, les vérifications obligatoires incluent celles à la mise en service, à la remise en service et les VGP. C’est au chef d’établissement de s’assurer de la bonne application de ces contrôles réglementaires.

La vérification à la mise en service

Avant d’utiliser un chariot élévateur pour la première fois, une inspection initiale s’impose, la vérification à la mise en service. Cette dernière vise à confirmer que l’équipement répond aux exigences techniques et qu’il s’adapte parfaitement aux opérations prévues.

Deux situations peuvent se présenter. Si vous possédez des documents attestant de l’aptitude à l’emploi du chariot, l’inspection se limite à un examen d’adéquation. Cet examen consiste à vérifier que le chariot correspond aux besoins techniques de la tâche à réaliser. Vous devez aussi contrôler le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité, comme les freins et les limiteurs de charge.

En l’absence de ces documents, des tests approfondis deviennent nécessaires. L’inspection inclut alors une épreuve statique, au cours de laquelle le chariot maintient une charge égale à 125 % de sa capacité maximale (CMU) pendant une durée d’une heure. Ensuite, vous devez effectuer une épreuve dynamique simulant des mouvements avec une charge à 110 % de sa capacité maximale pour vérifier la stabilité et la fiabilité des composants. Ces contrôles s’appliquent également aux chariots élévateurs d’occasion, lorsque l’aptitude à l’emploi n’est pas en votre possession.

La vérification à la remise en service

Un chariot élévateur doit subir une vérification à la suite d’une période d’inactivité prolongée ou de réparations significatives. L’article 20 de l’arrêté du 1er mars 2004 précise les cas pour lesquels une vérification à la remise en service est de mise :

  • En cas de changement de site d’utilisation
  • En cas de changement de configuration ou des conditions d’utilisation sur un même site
  • À la suite d’un démontage suivi d’un remontage de l’appareil de levage
  • Après tout remplacement, réparation ou transformation importante intéressant les organes essentiels
  • À la suite de tout accident provoqué par la défaillance d’un organe essentiel

La remise en service comprend un examen d’adéquation, une épreuve statique, une épreuve dynamique et un examen de l’état de conservation. Ce dernier est un contrôle visuel de l’état général permettant de détecter tout signe d’usure ou de détérioration susceptible de compromettre la sécurité des opérateurs.

La Vérification Générale Périodique (VGP)

Le Code du travail impose des vérifications générales périodiques, mais quelle est la périodicité à respecter pour un chariot élévateur ? La VGP de ce type de matériel est à réaliser tous les 6 mois au minimum. Il se peut que vous ayez entendu parler d’une VGP tous les 12 mois ; cette règle s’applique seulement aux appareils de levage fixes. La nature mobile des chariots élévateurs fait que les vérifications doivent avoir lieu plus souvent.

La VGP se décompose en 3 parties :

  • Contrôle de l’état de conservation : vérification de l’usure des composants structurels
  • Contrôle des dispositifs de sécurité : freins, avertisseurs sonores, systèmes de stabilité, évalués en conditions réelles
  • Essai de fonctionnement : manœuvres à charge maximale, contrôle des systèmes de limitation de charge et des dispositifs anticollision

Qui peut réaliser la VGP d’un chariot élévateur ?

Deux options s’offrent à l’employeur pour la réalisation des VGP : faire appel à un organisme externe ou former un collaborateur interne. Dans les deux cas, la personne en charge doit posséder une expertise technique et une connaissance précise des obligations réglementaires. La réglementation parle de personne « compétente » sans imposer de certification spécifique, mais la formation reste la voie la plus sûre pour légitimer cette compétence.

Collaborer avec un organisme spécialisé

Pour effectuer la Vérification Générale Périodique d’un chariot élévateur, le chef d’établissement doit s’assurer que le vérificateur est qualifié. Confier la VGP à une société certifiée est une option judicieuse, notamment pour les entreprises qui ne disposent pas de compétences en interne. Ces experts apportent un savoir-faire reconnu et une parfaite maîtrise des normes en vigueur. Dans certains cas, notamment après un incident, ce recours devient impératif pour garantir une inspection conforme.

Former vos collaborateurs pour plus d’autonomie

Pour optimiser vos coûts, envisager la formation d’un collaborateur interne peut être une solution stratégique. Bien que cela implique un investissement initial, cette démarche offre une réelle autonomie sur le long terme. Grâce à une formation spécialisée, le collaborateur désigné pourra acquérir toutes les compétences nécessaires pour effectuer les VGP en interne.

La formation « Contrôleur VGP matériel de levage » couvre de manière exhaustive les aspects réglementaires et techniques. Elle permet aux salariés formés de mener des inspections en toute autonomie, tout en assurant la conformité aux normes de sécurité. Pour approfondir les points de contrôle spécifiques, consultez aussi nos articles sur la vérification du poste conducteur et les rallonges de fourches.

Quel est le coût d’une VGP de chariot élévateur ?

Le coût d’une VGP réalisée par un organisme externe varie généralement entre 80 € et 250 € par chariot, selon sa complexité, la région et le prestataire. Pour un parc de plusieurs engins, la facture annuelle peut rapidement peser sur le budget.

Former un collaborateur interne représente un investissement initial (coût de la formation + temps dédié), mais réduit significativement le coût sur le long terme. Pour une entreprise disposant de 5 chariots ou plus, le retour sur investissement est souvent atteint dès la première année. C’est également un levier de montée en compétences valorisant pour le salarié concerné.

Risques spécifiques associés à l’utilisation d’un chariot élévateur

Ce n’est pas sans risques que l’on utilise un chariot élévateur. Il existe de nombreux dangers spécifiques à ce matériel, liés à son fonctionnement, son environnement et aux comportements des opérateurs :

  • Le basculement : l’un des risques les plus fréquents, souvent causé par une surcharge, une charge mal équilibrée ou un virage pris à vitesse excessive. Des sols irréguliers ou des pentes non adaptées aggravent ce danger.
  • Les collisions : espaces de travail encombrés, manque de visibilité du conducteur et absence de signalisation claire peuvent provoquer des accidents avec des piétons ou des équipements environnants.
  • Les chutes de charge : mauvais positionnement, instabilité ou arrimage insuffisant des charges constituent un risque majeur pour les personnes à proximité.

Les dispositifs d’alerte, la cabine, les freins et les systèmes de stabilité sont autant d’éléments qui permettent de prévenir ces dangers — à condition qu’ils fonctionnent correctement. C’est précisément l’objet de la VGP.

FAQ — Vos questions sur la VGP chariot élévateur

À quelle fréquence doit-on faire la VGP d’un chariot élévateur ?

La VGP d’un chariot élévateur est obligatoire tous les 6 mois minimum, conformément à l’arrêté du 1er mars 2004. Attention : la périodicité de 12 mois s’applique aux appareils de levage fixes, pas aux chariots élévateurs mobiles.

Que risque-t-on si la VGP n’est pas effectuée ?

En l’absence de VGP, le chef d’établissement engage sa responsabilité civile et pénale en cas d’accident. Des sanctions administratives peuvent également être prononcées lors d’une inspection du travail. La VGP est aussi un élément clé pour les assureurs en cas de sinistre.

Un salarié non formé peut-il réaliser la VGP ?

Non. La réglementation exige que la personne soit reconnue « compétente ». En pratique, cette compétence doit être justifiable — notamment par une formation spécialisée. Un salarié sans formation adéquate ne peut pas légitimement signer un rapport de VGP.


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