Vérification Générale Périodique d’une grue auxiliaire sur camion avec levage de charge et contrôle par technicien

VGP : certification obligatoire ou personne qualifiée ?

10 avril 2026

Faut-il une certification officielle pour réaliser une Vérification Générale Périodique ? La réponse : la réglementation n’impose pas de certification stricte. En revanche, elle exige une compétence technique et réglementaire justifiée. Cependant, il existe des exceptions.

Quelques rappels concernant la VGP

Le contenu d’une Vérification Générale Périodique

Une VGP ne se limite pas à un simple contrôle visuel. Elle suit une méthodologie rigoureuse.

Le technicien commence par examiner l’état de conservation. Il inspecte les câbles, les chaînes et les dispositifs de sécurité.

Le contrôleur recherche toute anomalie visible. Il identifie les signes d’usure ou de déformation.

Ensuite, il réalise des essais de fonctionnement. Il teste les freins et les limiteurs de charge. Il vérifie le bon fonctionnement des sécurités.

Chaque étape doit être tracée. Le vérificateur rédige un rapport détaillé. Ce document constitue une preuve en cas de contrôle.

Réaliser les VGP en interne ou en externe : un choix stratégique

L’employeur conserve une liberté importante. Il peut organiser les Vérifications Générales Périodiques en interne ou faire appel à un prestataire.

En interne, un salarié peut assurer les contrôles. Il doit posséder les compétences nécessaires. L’entreprise doit pouvoir justifier ce choix.

En externe, l’employeur peut solliciter un organisme spécialisé. Il peut s’agir d’un bureau de contrôle, d’un fabricant ou d’une société de maintenance.

Une certification spécifique est-elle exigée pour procéder à la VGP d’un appareil ou accessoire de levage ?

Le cadre réglementaire : l’Arrêté du 1er mars 2004

La Vérification Générale Périodique encadre la sécurité des équipements de levage. Elle concerne les grues, les chariots élévateurs, les nacelles, les palans, etc.

Le Code du travail fixe cette obligation dans les articles R.4323-22 à R.4323-38. Ces textes imposent des contrôles réguliers pour prévenir les accidents.

L’objectif est clair. Le contrôleur doit détecter toute défaillance ou détérioration susceptible de provoquer un danger.

La périodicité des vérifications n’est pas la même selon les équipements. Elle se situe généralement entre 3 mois et 12 mois. Cette fréquence dépend du type de machine et de son utilisation.

Synthèse des vérifications et périodicités :

Type d’équipementType de vérificationPériodicité moyenne
Chariots élévateursVGP6 mois
Nacelles PEMPVGP6 mois
Grues auxiliairesVGP12 mois
Ponts roulants et palansVGP12 mois
Accessoires de levageVGP12 mois

Pas de certification obligatoire, mais une « personne qualifiée »

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, aucune certification d’État n’est nécessaire pour réaliser une VGP standard.

Cependant, l’article R. 4323-24 souligne la nécessité de faire appel à une “personne qualifiée” pour réaliser ces contrôles. Cette notion repose sur deux points.

D’abord, la compétence technique. Le vérificateur doit maîtriser le fonctionnement des équipements de levage. Il doit comprendre les risques liés à leur utilisation.

Ensuite, la connaissance réglementaire. Le technicien doit connaître les exigences légales et normatives applicables.

Ces deux critères doivent être réunis. Sans cela, la vérification perd sa valeur aux yeux de la loi.

Quand l’accréditation devient obligatoire

Certaines situations particulières imposent au chef d’entreprise de mandater un organisme accrédité par le Cofrac.

Premier cas, l’inspection du travail peut exiger une vérification spécifique. Cette demande intervient en cas de doute ou de danger lors d’un contrôle. Dans ce contexte, il peut exiger, par écrit, une vérification et seul un organisme accrédité peut intervenir. Selon l’article R4722-6 du Code du travail, l’organisme doit être indépendant. Pour garantir cela, il ne doit pas avoir inspecté le matériel depuis moins de 5 ans.

Second cas, une impossibilité technique de réalisation de la Vérification Générale Périodique. En effet, des contraintes techniques peuvent aussi justifier ce recours (par exemple : charges nécessaires trop importantes). L’article 25 de l’arrêté du 1 mars 2004 précise alors que seul un organisme accrédité peut effectuer les mesures expérimentales de substitution.

Troisième cas, certains équipements spécifiques imposent cette exigence. Les appareils conçus pour une opération unique doivent être contrôlés par un organisme accrédité lors de leur mise en service. L’article 26 de l’arrêté du 1 mars 2004 le précise.

Ces situations restent exceptionnelles. Elles renforcent néanmoins l’importance de la rigueur en matière de VGP.

La responsabilité de l’employeur dans la VGP

L’employeur porte l’entière responsabilité des Vérifications Générales Périodiques. Il doit prouver que la personne choisie possède les compétences requises. Pour cela, plusieurs éléments permettent de justifier ce choix.

Ensuite, la formation constitue un indicateur clé. Un technicien formé à la VGP démontre un niveau de compétence solide.

L’expérience joue aussi un rôle majeur. Un professionnel habitué aux équipements détecte plus facilement les anomalies.

Enfin, l’accréditation Cofrac peut renforcer la crédibilité. Elle reste facultative dans la plupart des cas.

Le Code du travail ne parle plus d’organisme agréé. Il distingue uniquement les personnes qualifiées et les organismes accrédités.

Comment devenir une personne compétente pour les VGP ?

La réglementation n’impose pas de certification, mais elle exige une compétence réelle. Pour l’acquérir, la formation reste la voie la plus fiable.

Un parcours structuré permet de maîtriser les aspects techniques et réglementaires.

Avorisk met à disposition une formation en ligne pour devenir contrôleur VGP du matériel de levage.
https://avorisk.fr/formation-controleur-vgp-materiel-de-levage-tronc-commun/

Cette formation apporte les connaissances indispensables. Elle couvre la réglementation, les responsabilités et la méthodologie de contrôle.

Ensuite, des modules spécifiques permettent de se spécialiser. Chaque type d’équipement nécessite une expertise particulière.

En conclusion

La VGP repose sur un principe simple. La réglementation n’impose pas une certification obligatoire. Elle exige une compétence démontrée.

L’employeur doit choisir un professionnel capable d’assurer des contrôles fiables. Il doit prouver cette compétence en cas de contrôle.

La formation constitue le meilleur moyen de sécuriser cette obligation. Elle apporte les connaissances techniques et réglementaires indispensables.


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