Pour réaliser une Vérification Générale Périodique vous avez besoin de plus qu’un carnet de note. En effet, lors d’une VGP, le vérificateur doit examiner ainsi que tester le matériel et assurer la traçabilité du contrôle. Pour cela, plusieurs outils deviennent indispensables sur le terrain : lampe de poche, télémètre laser, dynamomètre ou encore smartphone. Alors, quels sont réellement les équipements essentiels à se procurer pour une vérification conforme ?
Qu’est-ce qu’une VGP des engins de levage ?
Commençons tout d’abord par un rappel important : La VGP est un contrôle obligatoire pour la majorité des appareils de levage. Ce contrôle a pour objectif de prévenir les accidents en détectant les défauts pouvant compromettre la sécurité des utilisateurs.
L’arrêté du 1er mars 2004 fixe les obligations concernant les appareils et accessoires de levage.
Quels sont les matériels concernés ?
L’article 20 de l’arrêté du 1er mars 2004 liste tous les engins de levage qui doivent faire l’objet d’une vérification générale périodique.
Le Code du travail cite les appareils et accessoires de levage permettant de soulever, déplacer ou transporter des charges ou des personnes.
On retrouvera notamment les chariots élévateurs, grues auxiliaires, ponts roulants, nacelles, hayons élévateurs, engins de terrassement équipés pour le levage, etc.
Les grandes étapes d’une VGP d’un engin de levage
Pour effectuer sa VGP, le contrôleur doit suivre plusieurs étapes.
En premier lieu, le contrôle de la documentation. Cela consiste à vérifier la présence des documents obligatoires : certificat de conformité (CE), le carnet de maintenance, le précédent rapport de vérification et la notice d’utilisation du constructeur. Ce dernier peut contenir des instructions supplémentaires à la réglementation pour la VGP.
Après, il devra effectuer l’examen de l’état de conservation. C’est là que le vérificateur inspecte l’état général de l’équipement. Il recherche les fissures, les déformations et les traces de corrosion. Il contrôle aussi les fuites hydrauliques, l’usure des chaînes et l’état des flexibles.
Ensuite, les essais de fonctionnement sont à entreprendre pour contrôler les dispositifs de sécurité. Le vérificateur teste notamment le fonctionnement des freins, l’arrêt d’urgence et les limiteurs de charge. Aussi, il vérifie aussi les limiteurs de moment, les dispositifs anti-basculement et les systèmes empêchant le renversement de l’engin.
Enfin, le contrôleur garantit la traçabilité de la VGP en complétant un rapport de vérification. Ce document mentionne les mesures réalisées, les anomalies constatées et les préconisations concernant ces dernières.
Les outils indispensables pour réaliser une VGP des engins de levage
Le contrôle d’un engin de levage nécessite de posséder plusieurs outils. Chaque équipement aide le contrôleur à détecter une anomalie ou à valider la conformité de la machine.
La qualité du contrôle dépend autant des outils utilisés que des compétences techniques du contrôleur. Pour acquérir les connaissances réglementaires et pratiques, Avorisk propose une formation 100% en ligne et certifiante.
La lampe de poche pour inspecter les zones difficiles d’accès
La lampe de poche est un incontournable pendant une Vérification Générale Périodique. Elle permet d’inspecter les compartiments moteurs et les zones peu visibles.
Le contrôleur peut ainsi repérer une fuite hydraulique sous un châssis. Une bonne lampe facilite aussi l’inspection des composants cachés derrière certains carters.
Le mètre pour réaliser des mesures précises
Le vérificateur utilise régulièrement un mètre ou un télémètre laser pendant les essais.
Cet outil permet notamment de mesurer la descente d’une charge lors d’un test statique de dix minutes. Ils permettent aussi de contrôler les hauteurs de levage et certaines déformations.
Le télémètre laser apporte davantage de précision. C’est aussi un vrai gain de temps sur le terrain.

Le niveau pour contrôler l’alignement et les déformations
Le niveau aide le contrôleur à vérifier l’horizontalité des fourches ou l’alignement de certains composants.
Par exemple, sur un chariot élévateur, la tolérance réglementaire de l’angle des fourches se trouve entre 88 et 91 degrés. Pour vérifier l’angle, il suffit d’utiliser un niveau électronique ou inclinomètre. Ainsi, on obtient une mesure précise.

Le peson ou dynamomètre pour simuler et mesurer les charges
Le dynamomètre électronique permet de mesurer une charge pendant certains essais.
Le contrôleur peut également l’utiliser avec des élingues textiles, des sangles, des manilles, ou autres afin de simuler une charge.
Cet outil devient particulièrement utile lorsqu’aucune charge d’essai n’est disponible sur le site.

Le pied à coulisse pour contrôler l’usure des pièces
Le pied à coulisse permet de mesurer précisément l’usure des composants.
Le contrôleur peut vérifier le diamètre des maillons de chaînes, l’épaisseur des fourches ou l’état de certains axes.
Prenons l’exemple de la VGP d’un palan à chaîne. Lors de l’examen de l’état de conservation, le vérificateur doit inspecter le diamètre des maillons. Il doit s’assurer que le diamètre de chaque maillon ne soit pas inférieur à 10% du diamètre initial. Pour mesurer cela, il lui faudra nécessairement un pied à coulisse.

Le smartphone, le nouvel essentiel des vérifications périodiques
Ce n’est pas un outil obligatoire mais il est presque nécessaire à la vue du temps gagné.
Il permet de faire des calculs rapidement et de consulter une notice constructeur qui serait absente.
Aussi, il est bien plus simple de compléter un rapport de vérification numérique. Il permet d’intégrer des photos afin d’être précis lors de la détection d’une anomalie.

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