Vérificateur mesurant l’usure d’un maillon de chaîne avec un pied à coulisse numérique lors d’une VGP

Les outils de contrôle pour une VGP des accessoires de levage

24 juillet 2026

Quels sont les outils de contrôle pour une VGP conforme avec la réglementation ? Le vérificateur doit se munir de documents, EPI, instruments de mesure et moyens de traçabilité. En fonction du contrôle à réaliser, il peut aussi prévoir une charge d’essai et un appareil de levage. Voici le matériel utile pour examiner efficacement les accessoires de levage.

Quels équipements entrent dans la catégorie des accessoires de levage ?

Un accessoire de levage relie l’appareil de levage à la charge. Il ne fait pas partie intégrante de la machine.

Cette catégorie comprend notamment les élingues (textiles, câbles ou chaînes), palonniers, pinces, aimants, ventouses et clés de levage. Le vérificateur pourra également rencontrer des manilles, crochets, anneaux, maillons et émerillons.

Chaque type d’accessoire de levage présente des défauts et des critères de mise au rebut spécifiques.

Quel cadre réglementaire encadre la VGP des accessoires de levage ?

L’arrêté du 1er mars 2004 impose une vérification périodique tous les douze mois. Cela est à prendre en considération si le fabricant ne précise pas de périodicité dans sa notice. L’employeur peut appliquer une fréquence plus courte en fonction de son évaluation des risques. L’INRS recommande d’adapter la périodicité aux conditions réelles d’exploitation.

La VGP porte sur le bon état de conservation de l’accessoire. Elle doit détecter toute détérioration pouvant créer une situation dangereuse. La notice du fabricant précise aussi les limites d’utilisation et les critères de rebut applicables.

La personne en charge du contrôle doit posséder les compétences techniques et réglementaires nécessaires. Elle doit connaître les équipements et leurs défauts. Elle doit aussi savoir formaliser une décision et une recommandation d’action corrective.

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Avant chaque VGP, le vérificateur rassemble la notice, la déclaration de conformité et les anciens rapports. Il identifie aussi chaque accessoire grâce à sa plaque d’identification, son de série et sa CMU. Ces éléments permettent de comparer l’état actuel avec l’historique connu.

Quels EPI prévoir pour réaliser le contrôle ?

Le vérificateur doit adapter ses EPI aux risques présents sur le site. Il faut prévoir une tenue de travail résistante et des chaussures de sécurité. Des gants protègent contre les fils métalliques, arêtes et surfaces abrasives pendant le contrôle.

Le casque protège dans les zones exposées aux chutes d’objets. Un gilet haute visibilité améliore le repérage près des circulations.

Tous ces équipements forment la base, il sera pertinent d’adapter ensuite en fonction des règles applicables sur le site d’intervention.

Quel sont les outils de contrôle à prévoir pour une VGP ?

La VGP des accessoires de levage repose d’abord sur un examen visuel. Le vérificateur doit alors travailler dans une zone propre, éclairée et suffisamment dégagée.

Nettoyer sans masquer les défauts lors du contrôle visuel

Une brosse souple, un chiffon et un dégraissant compatible facilitent l’inspection. Cela permet de retirer la poussière, la graisse et les résidus qui peuvent cacher le marquage ou les défauts. Toutefois, un équipement trop sale peut être un défaut constaté.

Le vérificateur peut utiliser une craie ou un marqueur effaçable pour repérer un défaut. Ce marquage temporaire évite les oublis pendant la rédaction du rapport.

Mesurer l’usure et les déformations

Un mètre ruban ou laser permet de contrôler une longueur globale d’une élingue ou un allongement des chaînes.

Le pied à coulisse mesure plus précisément la taille et le diamètre des maillons individuellement notamment. Des jauges ou gabarits de contrôle permettent d’accélérer les contrôles répétitifs.

Chaque mesure doit suivre les instructions du fabricant. Le vérificateur doit comparer la valeur mesurée avec la cote d’origine disponible.

Quel matériel prévoir pour les essais de mise ou remise en service ?

Une VGP annuelle n’impose pas une épreuve de charge. Pour les accessoires, elle consiste principalement à examiner l’état de conservation. En revanche, lors de la mise ou remise en service, une épreuve statique sera nécessaire.

Le vérificateur prévoit un appareil compatible (palan, grue, pont, etc.), une charge connue et des moyens de manutention adaptés. Un peson ou dynamomètre sera utile si une mesure de charge est nécessaire.

L’épreuve statique suit d’abord les indications du fabricant. À défaut, l’article 8 de l’arrêté précédemment cité, fixe un coefficient de 1,5 fois la CMU. La durée de l’épreuve doit être alors de quinze minutes.

Avant l’essai, un balisage de la zone avec des cônes, panneaux ou barrières est nécessaire. L’employeur ou le commanditaire doit fournir les charges et sécuriser le lieu d’essai. Il doit également prévoir le personnel nécessaire aux manœuvres.

Quels outils utiliser pour le marquage et la traçabilité ?

Après le contrôle, chaque accessoire doit avoir une identification claire. Une plaquette, une étiquette, un scellé ou un collier peuvent servir afin d’identifier rapidement les accessoires de levage. La méthode dépend du matériel, du fabricant et de la procédure de l’entreprise.

Un marqueur peinture ou un pointeau peuvent aussi convenir sur certaines surfaces. Cela dépend de la compatibilité et de la procédure car il ne faut pas risquer la détérioration du matériel.

La traçabilité doit répondre rapidement à plusieurs questions : Qui a réalisé la VGP et quand ? Quel résultat a-t-il prononcé ? Quand interviendra la prochaine échéance ?

Un marquage daté facilite le repérage, sans remplacer le rapport ni le registre de sécurité.

Un accessoire non conforme ne doit pas rejoindre le stock utilisable. Pour identifier facilement les accessoires non conformes le vérificateur possède plusieurs options. Le vérificateur appose une étiquette rouge « Interdit d’utiliser ». Il peut placer l’équipement dans un bac ou une zone clairement identifiée « hors service ».

Une chaîne ou un cadenas peut sécuriser cette zone et empêcher toute remise en circulation accidentelle.

Quel matériel utiliser pour rédiger le rapport de VGP ?

Le rapport peut être au format papier. Le vérificateur utilise alors une fiche structurée et un stylo indélébile. Il peut aussi travailler sur une tablette ou un smartphone sécurisé grâce à une application ou un outil interne de contrôle.

Un outil numérique simplifie les photos, la signature et l’export PDF. Les images doivent identifier clairement l’accessoire et son défaut.

Le rapport précise le type d’accessoire, son repère, sa CMU et son numéro de série. Il indique aussi la date, le lieu et le contrôleur.

Ensuite, il décrit les défauts, mesures, photos et critères appliqués. Enfin, il décide du maintien, de la surveillance, de la non-conformité ou du rebut.

Un rapport provisoire peut être délivré à l’issue de la vérification. Le rapport final doit parvenir au chef d’établissement sous quatre semaines. L’employeur inscrit ensuite les résultats sans délai dans le registre de sécurité.

Check-list des outils de contrôle pour une VGP

Avant de commencer, le vérificateur peut utiliser cette liste simple :

  • Documents du fabricant et anciens rapports disponibles
  • EPI adaptés au site et à la zone de contrôle
  • Chiffon, brosse, dégraissant compatible et lampe d’inspection
  • Mètre, pied à coulisse, jauges et gabarits adaptés
  • Craie ou marqueur effaçable pour repérer les défauts
  • Étiquettes, scellés et moyens de mise en quarantaine
  • Fiche papier, tablette, logiciel de rapport ou appareil phot
  • Matériel d’essai uniquement lorsque la vérification l’exige.

Cette liste doit toujours s’accompagner d’une méthode précise. Le bon outil ne compense jamais un mauvais critère ou une inspection incomplète.