Professionnel équipé d’un casque et d’un gilet de sécurité contrôlant un engin de chantier dans le cadre d’une VGP.

Existe il une certification VGP obligatoire pour le contrôle des équipements de levage ?

7 août 2026

Une certification VGP n’est pas obligatoire pour réaliser une vérification générale périodique classique. Toutefois, l’employeur doit choisir une personne réellement qualifiée. Cette personne peut appartenir à l’entreprise ou intervenir comme prestataire externe. Dans la grande majorité des cas, cela suffira mais certaines situations spécifiques exigent néanmoins un organisme accrédité.

Certification VGP : que prévoit réellement la réglementation ?

Les VGP servent à détecter toute détérioration susceptible de créer un danger. Elles concernent de nombreux appareils et accessoires de levage. Leur contenu et leur périodicité varient selon le matériel.

L’article R. 4323-24 du Code du travail désigne clairement le vérificateur compétent. Il parle de « personnes qualifiées, appartenant ou non à l’établissement ». L’employeur tient leur liste à la disposition de l’inspection du travail.

Ainsi, la réglementation n’exige aucune certification VGP individuelle délivrée par l’État. Il n’impose pas non plus un organisme externe. Un salarié peut effectuer les contrôles si ses compétences peuvent être démontrées.

L’employeur peut également choisir un fabricant, un mainteneur ou un contrôleur indépendant. Dans chaque cas, il vérifie la qualification réelle de l’intervenant. Le statut du prestataire ne démontre jamais, seul, sa compétence.

L’arrêté du 1er mars 2004 encadre les vérifications du matériel de levage. Il couvre les VGP ainsi que les mises et remises en service. Cet arrêté fixe aussi les examens, essais et épreuves nécessaires.

Il y a donc bien deux notions distinctes. Une personne qualifiée possède les compétences nécessaires pour réaliser le contrôle. Un organisme accrédité bénéficie d’une reconnaissance formelle pour certaines missions.

Qui peut réaliser une vérification générale périodique ?

Tout d’abord, une entreprise peut organiser ses VGP en interne. Elle désigne alors un salarié capable d’intervenir en conformité avec les textes applicables.

Le salarié comprend le fonctionnement de chaque appareil de levage contrôlé. Un chariot élévateur ne présente pas les mêmes risques qu’un pont roulant. Une nacelle exige aussi des connaissances spécifiques.

Le vérificateur doit savoir identifier les organes essentiels et comprendre leurs interactions. Il examine notamment les freins, câbles, chaînes, limiteurs et dispositifs de sécurité. Il reconnaît une usure, une déformation ou un fonctionnement anormal.

Aussi, l’entreprise peut aussi confier la mission à un tiers. Cependant, elle reste responsable de son choix. Elle évalue donc l’expérience, les moyens techniques et les connaissances réglementaires du prestataire.

Un organisme accrédité peut réaliser une VGP classique. Cette solution facilite souvent la justification de la compétence. Cependant, l’accréditation reste volontaire dans cette situation.

Quelles compétences définissent une personne qualifiée ?

Le Code du travail ne fixe aucun diplôme précis pour conduire une VGP. Il impose toutefois des compétences techniques et réglementaires. Le vérificateur connaît aussi les risques présentés par l’équipement.

Maîtriser la technologie du matériel de levage

Le contrôleur comprend la conception et le fonctionnement du matériel inspecté. Il analyse les systèmes mécaniques, hydrauliques, électriques ou électroniques concernés. Cette compréhension l’aide à détecter les défauts.

Aussi, il connaît aussi les limites prévues par le fabricant. La notice, le certificat de conformité et le carnet de maintenance apportent des informations essentielles. Les anciens rapports permettent de suivre les anomalies.

La compétence doit correspondre au matériel contrôlé. Une expérience générale en mécanique ne suffit pas toujours. Chaque famille d’équipements possède ses risques et ses méthodes d’examen.

Analyser les risques liés à l’appareil de levage

Une VGP ne se limite pas à une observation rapide. Le vérificateur recherche les détériorations susceptibles de menacer les travailleurs. Il doit anticiper les conséquences possibles d’une rupture ou d’un défaut.

Un câble endommagé peut provoquer une chute de charge. Un frein défaillant peut entraîner un mouvement incontrôlé. Un limiteur mal réglé peut favoriser une surcharge.

Ensuite, le contrôleur relie chaque anomalie à un risque concret. Cette analyse guide ses conclusions. Elle aide ensuite l’employeur à hiérarchiser les actions correctives.

Connaître les textes et les procédures

Le vérificateur maîtrise le Code du travail et l’arrêté du 1er mars 2004 entre autres. Il identifie la vérification adaptée à chaque situation. Une mise en service ne suit pas la même procédure qu’une VGP.

Après, il doit savoir faire l’examen d’adéquation, l’examen de conservation et l’essai de fonctionnement. Les épreuves statiques ou dynamiques répondent aussi à des règles précises.

Enfin, le contrôleur rédige des conclusions claires. Le rapport identifie l’équipement, la mission, la date et les résultats. Il décrit aussi précisément chaque anomalie et formule des recommandations.

L’employeur reste responsable du choix du vérificateur

L’absence de certification VGP obligatoire ne réduit pas les responsabilités de l’entreprise. L’employeur doit justifier son choix. Il démontre que la personne disposait des compétences adaptées lors du contrôle.

L’attestation de formation constitue une preuve utile. L’expérience documentée et les évaluations internes renforcent aussi le dossier. Ces éléments formalisent la désignation du vérificateur.

L’employeur fournit les moyens et le matériel nécessaires à la vérification pendant une durée suffisante. Il transmet les notices, rapports précédents et documents techniques.

Il organise également des conditions d’intervention sûres. Le vérificateur doit accéder aux différentes parties de l’appareil sans danger. Dans le cas contraire, il est en position d’utiliser son droit de retrait. Les charges d’essai restent disponibles lorsque la procédure les exige.

Comment justifier la compétence d’un contrôleur VGP interne ?

Une formation ne constitue pas une certification VGP. Néanmoins, elle aide à démontrer la qualification du salarié. Elle structure les connaissances et formalise sa montée en compétence.

L’employeur peut compléter cette formation par un accompagnement pratique. Le futur contrôleur réalise ses premières missions avec un professionnel expérimenté. Une évaluation documentée confirme ensuite son autonomie.

Il faut aussi maintenir les connaissances dans le temps. Les matériels et les pratiques évoluent. Des mises à jour régulières évitent une compétence trop ancienne.

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Quand un organisme accrédité devient-il obligatoire ?

La réglementation prévoit plusieurs exceptions au principe de la personne qualifiée. Dans ces situations, une compétence interne ne suffit plus. L’employeur doit saisir un organisme accrédité.

Après une demande de l’inspection du travail

L’inspection du travail peut demander une vérification de conformité. L’article R. 4722-5 impose alors un organisme accrédité. L’agent de contrôle fixe le délai pour le saisir.

Cette mission diffère d’une VGP habituelle. Elle vérifie la conformité de l’équipement aux règles applicables. L’employeur transmet la demande officielle et les documents nécessaires.

L’organisme choisi respecte des règles d’indépendance strictes. Il ne peut contrôler un équipement déjà inspecté par lui durant les cinq années précédentes.

Quand les essais réglementaires sont techniquement impossibles

L’article 25 de l’arrêté du 1er mars 2004 traite cette situation. Certains appareils ne permettent pas les essais habituels. L’importance de la charge peut créer cette impossibilité technique.

Une vérification expérimentale remplace alors les opérations impossibles. Elle doit garantir une utilisation sûre de l’appareil. Seul un organisme accrédité peut réaliser cette mission.

Pour un appareil conçu pour une opération unique

L’article 26 vise les appareils conçus ou assemblés pour une seule opération de levage. Leur mise en service nécessite plusieurs examens et épreuves. Un organisme accrédité conduit obligatoirement cette vérification.

Ces exceptions restent précisément encadrées. Elles ne rendent pas l’accréditation obligatoire pour toutes les VGP. Elles répondent à une mission spéciale ou administrative.


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