Vérificateur examinant une fourche de chariot élévateur afin de contrôler son état et son usure.

VGP chariot élévateur : contrôler l’usure des fourches

18 septembre 2026

Lors d’une VGP chariot élévateur, les fourches nécessitent un contrôle dédié de leur état de conservation. Des mesures spécifiques permettent de de détecter une perte de matière ou une déformation dangereuse. Le vérificateur doit aussi respecter les limites du fabricant.

Pourquoi contrôler les fourches lors d’une VGP chariot élévateur ?

Les fourches supportent directement les charges manutentionnées par le chariot élévateur. Elles subissent donc des frottements, des chocs et des efforts répétés. Ces contraintes peuvent réduire progressivement leur résistance mécanique.

L’INRS rappelle que les bras de fourche subissent un travail intense. Ils restent exposés à l’usure, aux déformations et à la formation de criques. Ils nécessitent donc un contrôle et un entretien particuliers.

La réglementation encadre également la vérification du chariot élévateur. L’arrêté du 1er mars 2004 classe ces machines parmi les appareils de levage. Leur VGP comprend alors notamment un examen de l’état de conservation.

Pour les chariots élévateurs, cette vérification intervient tous les six mois.

Où l’usure des fourches apparaît-elle le plus souvent ?

L’usure ne se répartit pas toujours uniformément sur une fourche. Certaines zones subissent davantage de frottements ou d’efforts.

Le talon de la fourche

Le talon correspond à la transition entre la partie verticale et la partie horizontale. Cette zone concentre des contraintes importantes pendant la manutention.

Le contrôleur recherche une perte d’épaisseur, une déformation ou une crique.

Une modification visible de l’angle doit également attirer l’attention. Elle peut signaler une déformation permanente après une surcharge ou un choc.

La partie horizontale portante

La lame horizontale glisse régulièrement sous les palettes et les charges. Sa face inférieure peut donc perdre au fur et à mesure de la matière.

Le contrôleur doit mesurer son épaisseur. Il compare ensuite cette valeur avec la dimension de référence que l’on retrouve dans la notice du constructeur

Les attaches et dispositifs de verrouillage

Les fixations assurent le maintien des fourches sur le tablier du chariot élévateur. Elles doivent conserver leur intégrité et leur fonctionnement.

Le contrôleur recherche des déformations, du jeu ou un verrouillage incomplet. Il observe aussi l’état des crochets et surfaces d’appui.

Un défaut dans cette zone peut compromettre le positionnement des fourches. Il peut aussi perturber la prise correcte d’une charge.

Que couvre l’examen de l’état de conservation ?

L’examen de l’état de conservation recherche les détériorations pouvant créer une situation dangereuse.

Le vérificateur examine l’état général de l’appareil et de ses supports. Il comprend un contrôle visuel en détail. Des essais de fonctionnement peuvent aussi compléter cette observation lorsque la situation l’exige.

Sur les fourches, cette démarche implique plusieurs observations complémentaires. Le contrôleur recherche une usure anormale, une déformation ou une fissuration.

Il vérifie aussi la fixation des bras sur le tablier. Un verrouillage défectueux peut modifier leur position pendant la manutention.

Comment mesurer l’usure des fourches ?

Une évaluation fiable repose sur des mesures. Le contrôleur doit posséder et utiliser des outils de mesure adéquats.

Un pied à coulisse permet de relever l’épaisseur d’une zone. Une jauge d’usure spécifique peut faciliter les comparaisons sur certains modèles.

Avant de mesurer, le contrôleur doit nettoyer suffisamment la surface. La saleté ou les dépôts peuvent fausser la lecture.

Ensuite, il identifie la dimension de référence applicable à la fourche. Que l’on retrouve dans la notice du fabricant.

Le vérificateur compare alors la section mesurée avec la section de référence. Il répète les mesures sur les zones les plus sollicitées.

Il contrôle également les deux bras. Une différence importante peut révéler une usure asymétrique ou des conditions d’utilisation anormales.

Mesure de l’usure d’une fourche de chariot élévateur avec un pied à coulisse lors d’une VGP.

Quel seuil d’usure impose une mise au rebut ?

L’INRS recommande de ne plus utiliser une fourche lorsque son usure dépasse 10 %. Cette recommandation concerne les bras de fourche en service.

Toutefois, si la notice du fabricant précise un niveau d’usure, ce dernier reste la référence prioritaire. Elle peut préciser une méthode de mesure ou une limite d’emploi particulière.

En effet, une exigence plus restrictive doit conduire à appliquer la limite correspondante.

Une perte de matière réduit la section résistante de la fourche. Elle diminue donc sa capacité à supporter les efforts prévus.

Quels autres défauts rechercher pendant la vérification ?

L’usure représente seulement une partie de l’examen. Une VGP chariot élévateur doit aussi rechercher d’autres détériorations sur les fourches.

Le vérificateur recherche également les déformations permanentes. Il compare notamment l’alignement des deux bras et leur hauteur respective.

Il examine aussi l’angle entre la partie verticale et la lame. Un angle anormal peut signaler une surcharge antérieure.

La corrosion doit également retenir l’attention lorsqu’elle attaque la matière. Une corrosion superficielle n’a pas les mêmes conséquences qu’une perte importante.

Que faire lorsqu’une fourche dépasse la limite admissible ?

Une fourche dépassant la limite applicable ne doit pas poursuivre son service. L’entreprise doit empêcher son utilisation jusqu’à une décision adaptée.

Le contrôleur doit consigner précisément son constat dans le rapport de vérification. Il indique la zone mesurée, la valeur relevée ainsi qu’une recommandation d’action corrective.

Cette traçabilité évite une remise en service accidentelle. Elle facilite également le remplacement et le suivi du matériel.

Se former à la VGP des chariots élévateurs

Contrôler une fourche exige de savoir observer, mesurer et interpréter les résultats. Le vérificateur doit aussi maîtriser le cadre réglementaire.

Avorisk propose une formation qui aborde la procédure complète de contrôle. Elle comprend notamment l’examen de l’état de conservation.

Elle traite aussi les essais de fonctionnement et la traçabilité du contrôle. Ces compétences permettent de structurer une VGP fiable.


Retrouvez nos derniers articles !