Contrôle d’un gilet de sauvetage avant utilisation

Travailler près de l’eau expose les travailleurs à un risque de chute et donc de noyade. Le gilet de sauvetage est alors l’équipement essentiel. Son efficacité dépend évidemment de son état et de son bon fonctionnement. Le contrôle d’un gilet de sauvetage avant chaque utilisation permet de repérer rapidement une anomalie.

Pourquoi contrôler un gilet de sauvetage avant chaque utilisation ?

Un gilet peut paraître intact au premier abord mais peut présenter un défaut capable de compromettre son fonctionnement. Cartouche percutée, enveloppe endommagée, fermeture mal positionnée…

Le contrôle avant toute utilisation permet donc de détecter des défauts avant l’exposition au risque. Attention, il ne remplace pas l’entretien, les révisions ou les vérifications prévues par le fabricant.

L’article R.4323-95 du Code du travail précise que l’employeur doit assurer le bon fonctionnement et le maintien en état des EPI.

Aussi, l’INRS rappelle qu’un EPI doit correspondre au risque, au travailleur et au travail réalisé.

La notice du fabricant est la référence

En effet, chaque gilet de sauvetage possède ses propres caractéristiques techniques. Le système de déclenchement et les témoins visuels peuvent varier selon les modèles.

La méthode de repliage peut également différer. La notice du fabricant doit donc rester disponible et connue des utilisateurs.

Elle permet d’identifier les contrôles prévus pour le modèle utilisé. Cependant, l’opérateur n’a pas besoin de relire toute la notice avant chaque prise de poste.

Il doit surtout maîtriser les points de contrôle avant utilisation. Cette connaissance concerne notamment le système de déclenchement, la cartouche, la chambre gonflable et la fermeture.

Les points de contrôle à vérifier

1. Contrôler l’état général du gilet de sauvetage

Dans un premier temps, le contrôle porte sur l’état apparent de l’équipement. L’utilisateur examine le gilet avant de le porter.

Il recherche une déchirure, une perforation, un accroc ou une déformation inhabituelle. Il vérifie aussi l’état des coutures et des sangles.

Les boucles doivent fonctionner correctement. Les éléments de réglage doivent rester accessibles et ne présenter aucun signe de rupture.

Si le modèle possède une sangle sous-cutale, celle-ci doit être présente et utilisable. Cette sangle limite la remontée du gilet lors de son gonflage.

L’objectif n’est pas de démonter l’équipement. Il s’agit d’identifier rapidement toute modification visible depuis sa dernière utilisation.

Un gilet de sauvetage gonflable demande d’être vigilant. Son enveloppe protège une chambre gonflable et un mécanisme de déclenchement.

Une détérioration extérieure peut donc justifier un contrôle complémentaire. En cas de doute, l’utilisateur retire immédiatement l’équipement du service.

2. Vérifier le système de déclenchement du gilet gonflable

Ensuite, le deuxième contrôle concerne le mécanisme de gonflage. Il s’agit d’un point central pour un gilet de sauvetage gonflable.

Selon le modèle, le déclenchement peut être manuel, automatique ou hydrostatique.

Les fabricants utilisent généralement des indicateurs visuels pour confirmer l’état du système. Leur forme et leur signification varient toutefois selon les marques.

Sur de nombreux modèles, un repère vert indique un mécanisme prêt à fonctionner. Un repère rouge peut signaler un déclenchement ou une anomalie.

L’utilisateur doit toujours interpréter ces témoins selon la notice du fabricant. Il ne faut jamais généraliser un code couleur à tous les équipements.

Un mécanisme peut avoir été déclenché sans produire un gonflage complet. Une cartouche percutée ou un dispositif incomplet peut alors passer inaperçu.

Le gilet peut aussi avoir été manipulé après un déclenchement accidentel. Son enveloppe extérieure peut ensuite sembler correctement refermée.

Dans cette situation, l’utilisateur pourrait porter un équipement incapable de se gonfler au moment critique. Le contrôle des indicateurs réduit ce risque.

Sur un gilet de sauvetage automatique, le dispositif de déclenchement mérite donc une attention systématique.

Un gilet de sauvetage Decathlon ou d’une autre marque suit le même principe général. Les détails du contrôle restent ceux du fabricant concerné.

La marque ne suffit donc jamais pour définir une procédure universelle. Il faut connaître précisément le modèle utilisé sur le poste.

3. Vérifier le repliage et la fermeture du gilet

Le troisième contrôle porte sur le conditionnement du gilet dans son enveloppe. La chambre gonflable doit rester correctement repliée et protégée.

L’utilisateur vérifie que la fermeture est complète. Selon le modèle, elle peut utiliser un zip ou des bandes autoagrippantes.

Aucune partie de la chambre ne doit dépasser anormalement. Le gilet ne doit pas présenter de zone gonflée ou de pli incohérent.

Une enveloppe partiellement ouverte peut révéler une mauvaise manipulation. Elle peut aussi signaler un déclenchement antérieur ou un repliage incorrect. Dans ce cas, l’utilisateur doit consulter la procédure fournie par le fabricant.

Certains modèles peuvent être reconditionnés par un utilisateur formé. D’autres nécessitent une opération spécifique ou l’intervention d’un professionnel compétent.

4. Contrôler la poignée de déclenchement manuel

Enfin, le repliage constitue également le bon moment pour examiner la poignée manuelle. Cette poignée doit rester correctement positionnée et accessible.

Elle est souvent identifiable par une couleur vive. Toutefois, sa forme et sa position dépendent du modèle.

La poignée ne doit jamais être coupée ou supprimée. Elle permet de déclencher manuellement le gonflage si le système automatique ou hydrostatique ne fonctionne pas.

Une poignée mal rangée peut aussi provoquer une percussion involontaire. Son positionnement doit donc respecter les instructions du fabricant.

Que faire si le contrôle révèle un défaut ?

Un gilet douteux ne doit pas accompagner l’opérateur au poste de travail. Il faut le retirer du service et signaler immédiatement l’anomalie.

Le responsable doit alors fournir un équipement conforme. Il peut aussi organiser une réparation ou un contrôle adapté au défaut constaté.

Si aucun équipement sûr n’est disponible, l’organisation du travail doit évoluer. Le salarié ne doit pas rester exposé au risque de noyade.

L’employeur doit conserver des équipements adaptés au risque réel. Le choix dépend notamment du poste, de l’environnement et des conditions d’utilisation.

Un défaut ne doit donc jamais être minimisé pour maintenir une intervention. La sécurité de l’opérateur reste prioritaire sur la continuité de l’activité.

Pourquoi former les utilisateurs de gilets de sauvetage ?

Un contrôle suppose de savoir quoi regarder. Il faut également comprendre les indicateurs et reconnaître un défaut nécessitant un retrait.

Le Code du travail prévoit une formation adéquate pour les travailleurs utilisant un EPI. Cette formation peut notamment comporter un entraînement au port de l’équipement.

Elle doit permettre d’utiliser le matériel conformément aux consignes. L’utilisateur doit aussi connaître la conduite à tenir après une anomalie.

Cette exigence prend tout son sens avec un système gonflable. L’utilisateur doit comprendre son fonctionnement avant de se retrouver en situation d’urgence.

La formation Avorisk sur l’utilisation des gilets de sauvetage gonflables répond précisément à ces enjeux. Elle aborde l’utilisation, les défauts et les bonnes pratiques de stockage.


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