Il n’existe pas une formation vérification EPI unique permettant de contrôler tous les équipements de protection individuelle. Chaque famille d’EPI présente ses propres risques, défauts, méthodes d’examen et critères de retrait. La personne en charge des vérifications doit donc maîtriser les équipements en question et leur réglementation. Une formation spécifique pour chaque équipement est nécessaire.
Quels EPI doivent faire l’objet de vérifications périodiques ?
Tous les EPI doivent rester conformes et efficaces pendant leur utilisation. L’employeur organise leur entretien, leur remplacement et les vérifications nécessaires selon les conditions d’usage.
L’INRS recommande des contrôles avant utilisation et des vérifications périodiques adaptées aux contraintes subies. La notice du fabricant doit également guider la fréquence et la méthode de contrôle.
Cependant, certains EPI relèvent d’une obligation réglementaire plus précise. L’arrêté du 19 mars 1993 fixe une liste d’équipements soumis à une vérification générale périodique.
Cette obligation concerne notamment les EPI suivants :
- Les harnais antichute, longes, connecteurs, bloqueurs et descendeurs
- Les cordes et systèmes d’arrêt de chute
- Les antichutes à rappel automatique
- Les gilets de sauvetage gonflables
- Les appareils de protection respiratoire (ARI, masques de fuite, appareils à adduction d’air)
- Les lignes de vie et systèmes d’ancrage de type EN 795 B
Ces équipements doivent avoir subi leur vérification depuis moins de 12 mois lors de leur utilisation. Cette exigence concerne les équipements en service comme ceux conservés en stock.
💡 Bon à savoir : En dehors des EPI cités dans l’arrêté de 1993, les autres EPI à usage permanent (hors usage unique) doivent également être contrôlés régulièrement au titre de leur efficacité et maintenus en état de conformité.
Vérification EPI : qui peut réaliser les contrôles ?
Le Code du travail n’impose pas un diplôme portant le titre de « vérificateur EPI ». Il exige cependant que les vérifications soient réalisées par des personnes qualifiées.
L’article R4323-100 précise que ces personnes peuvent appartenir ou non à l’établissement. Elles doivent posséder les compétences nécessaires pour vérifier les EPI concernés.
Elles doivent également connaître les dispositions réglementaires correspondant à leur mission. L’employeur tient leur liste à la disposition de l’inspection du travail.
Cette règle permet donc d’organiser la vérification EPI en interne. L’entreprise peut aussi faire appel à un prestataire extérieur compétent.
Selon l’OPPBTP, cette compétence s’acquiert par une formation théorique et pratique, puis par l’expérience. La personne doit connaître les équipements, leurs limites et leurs points d’usure.
Elle doit aussi comprendre leur fonctionnement et leurs éléments de sécurité. Enfin, elle doit maîtriser les notices et les dates d’utilisation applicables.
Existe-t-il une formation générale pour vérifier tous les EPI ?
Une formation générale peut présenter le cadre réglementaire commun aux EPI. Elle peut aussi expliquer la traçabilité, les responsabilités et l’organisation des contrôles.
En revanche, elle ne suffit pas pour maîtriser techniquement toutes les familles d’équipements. Un harnais antichute ne se vérifie pas comme un gilet de sauvetage.
Un appareil respiratoire possède également des composants et des procédures très différents. Les défauts recherchés, les essais et les critères de retrait changent selon le matériel.
Il faut donc choisir une formation vérification EPI correspondant aux équipements réellement contrôlés. Cette spécialisation permet d’appliquer correctement les exigences du fabricant.
Elle permet aussi de reconnaître les défauts propres à chaque technologie. Le vérificateur peut alors prendre une décision argumentée sur le maintien en service.
C’est pour cela que Avorisk propose une formation spécifique pour chaque équipement de protection individuelle :
- Gilets d’aide à la flottabilité
- Gilets de sauvetage gonflables
- Appareil de protection respiratoire (RAS Amiante 3M, Kit de ventilation assistée Proflow 2 et masque Vision 2, etc)
- EPI antichute
Faut-il obligatoirement passer par le fabricant ?
La réglementation n’impose pas systématiquement de confier chaque vérification au fabricant. Une personne qualifiée peut travailler au sein de l’entreprise ou à l’extérieur.
Cependant, la notice du fabricant reste déterminante. L’arrêté du 19 mars 1993 impose de contrôler l’état des équipements conformément aux instructions de révision.
Le fabricant peut prévoir des opérations techniques réservées à son réseau ou à des personnes habilitées. Dans ce cas, l’entreprise doit respecter ces prescriptions.
Le vérificateur doit donc consulter la notice avant toute opération. Il doit aussi identifier les limites de sa propre compétence.
Cette démarche évite de réaliser un démontage ou un essai sans procédure adaptée. Elle permet aussi de préserver les performances prévues par le fabricant.
Quelles compétences une formation vérification EPI doit-elle apporter ?
Une formation pertinente doit d’abord expliquer le cadre réglementaire applicable à l’équipement. Le vérificateur doit comprendre ses obligations et son rôle.
Elle doit ensuite présenter la technologie du matériel contrôlé. Cette connaissance facilite l’identification des composants et des zones sensibles.
La formation doit également apprendre à reconnaître les défauts. Usure, coupures, corrosion, déformations ou vieillissement peuvent modifier la décision du contrôleur.
Les critères de retrait constituent un autre volet essentiel. Ils doivent toujours s’appuyer sur la réglementation et les instructions du fabricant.
Enfin, le programme doit couvrir la traçabilité. Le Code du travail impose de consigner les résultats des vérifications périodiques dans le registre de sécurité.
Lorsqu’un prestataire extérieur intervient, son rapport rejoint ce registre. L’entreprise peut aussi tracer précisément son archivage selon les règles prévues.
Qui doit se former à la vérification des EPI ?
Cette formation s’adresse à toute personne amenée à réaliser ou à superviser les vérifications périodiques d’EPI dans son entreprise, notamment :
- Les responsables HSE / QHSE
- Les responsables de parc EPI
- Les chefs d’équipe ou chefs de chantier BTP, travaux en hauteur, industrie
- Les préventeurs et référents sécurité
- Les prestataires proposant des services de vérification EPI
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